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Santé et bien être

BINC Genève a organisé un symposium scientifique sur le microbiote

ESPGHAN 2019 à Glasgow 

« Le microbiote humain : conséquences et opportunités »

Le symposium a été présidé par le professeur Paul Cotter, avec à l’honneur deux présentations des professeurs Jon A Vanderhoof et Susan Prescott :

 

Troubles affectés au microbiote intestinal, Opportunités de manipulation du microbiote.

Par le Professeur Jon A Vanderhoof,

Au cours des dernières années, le microbiote intestinal et son impact sur la santé et le développement de maladies potentielles a fait l’objet de recherches intensives. Depuis l’ère de l’industrialisation, nous avons assisté à des transformations générales concernant les habitudes alimentaires, l’environnement et les conditions de vie de chacun. Une augmentation spectaculaire de maladies gastro intestinales et l’altération globale des fonctions immunitaires chez de nombreux sujets ont également ont fait l’objet d’études. Dans de nombreux cas, les perturbations du microbiote semblent être associées à l’épidémiologie de ces troubles.

Des preuves expérimentales ont suggéré des liens potentiels entre le microbiome intestinal, le système immunitaire et, dans une certaine mesure, le système nerveux.

Par conséquent, le potentiel de manipulation du microbiote par l’alimentation, les prébiotiques, les probiotiques et la transplantation fécale sont de plus en plus fréquemment étudiés et commencent à faire émerger des résultats prometteurs.

 

Des solutions de probiotiques aux dérives des dysbioses : la nécessité d’une approche écologique intégrée pour la santé des individus et pour la planète.

Par la Professeur Susan Prescott,

Les conditions écologiques auxquelles sont exposés les individus ont un impact sur leur santé, tout au long de la vie. Il s’agit de facteurs déterminants pour la diversité microbienne, la nutrition, la nature. Presque tous ces facteurs influent sur l’immunité présentant également des répercussions plus larges sur tous les aspects de la santé.

En particulier, l’émergence de la  » science microbiologique  » fournit de nouvelles preuves des relations vitales entre la biodiversité et la santé à tous les niveaux. Ainsi, de nouvelles perspectives d’interdépendance écologique relient la santé personnelle et la santé planétaire ; la crise de la santé des êtres humains ne peut être séparée des           » écosystèmes  » sociaux, politiques et économiques qui, autrement, entraînent la  » dysbiose  » (vie en détresse) à tous les niveaux. Les changements dans l’écologie à grande échelle – des systèmes alimentaires, des modes de vie, des désavantages socioéconomiques et de la dégradation de l’environnement – ont tous un impact sur les systèmes microbiens qui sont à la base de tous les écosystèmes. Bien que les stratégies fondées sur les suppléments (p. ex. probiotiques, prébiotiques) soient prometteuses, il est essentiel de se concentrer sur les facteurs impliqués en amont dans la dysbiose, y compris la santé des environnements plus vastes, le mode de vie, le lien avec la nature et les politiques et pratiques sociales qui peuvent faciliter ou empêcher la « dérive de la dysbiose ».

Cela souligne la nécessité d’approches intégratrices ambitieuses qui non seulement définissent ces interconnexions, mais en tirent profit pour créer des solutions nouvelles, collaboratives et mutualistes à nos vastes défis mondiaux.