DHA et ARA 2 acides gras importants pour le développement du bébé final

Entre le jour magique où vous avez tenu votre bébé dans vos bras et le jour (également magique) où il soufflera sa première bougie, de nombreux changements se seront produits : son poids aura triplé et son cerveau aura plus que doublé par rapport à sa taille de naissance. 

Il aura appris à vous reconnaître et à vous sourire, à ramper et vous aurez peut-être même entendu son premier mot. 

Une croissance aussi exceptionnelle doit être soutenue par une alimentation adéquate, et les besoins des bébés sont en effet très différents de ceux des enfants plus âgés.  

Les graisses – également appelées lipides- sont un élément clé de l’alimentation au cours de la première année de vie.

 Le lait maternel assure une nutrition intégrale pendant les 6 premiers mois. Il contient environ 4 g de graisses pour 100 ml. Les graisses alimentaires couvrent environ 40 à 60 % des besoins énergétiques du nouveau-né.

Les graisses contenues dans le lait maternel ne sont pas seulement une source d’énergie, mais elles fournissent également des acides gras, des « blocs de construction » lipidiques pour des organes tels que le cerveau, qui est très riche en lipides (ils constituent 50 % du poids de la matière sèche). 

Le lait maternel fournit à la fois des acides gras saturés et polyinsaturés, qui sont très importants pour répondre aux besoins du bébé en pleine croissance. Parmi les acides gras polyinsaturés, deux très longs, sont essentiels pour le développement du bébé : le DHA et l’ARA.

DHA : Un acide gras oméga- 3 bénéfique pour la vision et le développement cognitif du bébé

Le DHA (acide docosahexaénoïque) est un acide gras oméga-3 polyinsaturé que l’on trouve naturellement dans le poisson, les fruits de mer et l’huile d’algues. 

Il est considéré comme un nutriment essentiel pendant la petite enfance et un apport de 100 mg/j est recommandé pour les bébés.

La concentration de DHA augmente dans les cellules du cerveau et de la rétine du bébé pendant la grossesse et jusqu’aux deux premières années de sa vie. Elle représente 10 à 20 % du total des lipides nécessaires au développement de son cerveau et de ses yeux.

Il existe d’ailleurs un consensus scientifique sur l’importance du DHA sur le développement cognitif et le développement de la vue du nourrisson. Certaines données indiquent que le DHA pourrait également jouer un rôle dans la prévention des allergies.

Lors de la grossesse, le DHA peut traverser le placenta pour atteindre le fœtus et il est incorporé dans le lait maternel pendant l’allaitement. Il est donc important de veiller à ses apports à partir du troisième trimestre de grossesse et lors de l’allaitement.

Des recherches ont montré que le niveau de DHA dans le lait maternel est associé à l’apport de la mère. Il est donc recommandé aux femmes enceintes et aux mères allaitantes d’avoir un apport supplémentaire de 200 mg/jour de DHA, soit à partir de sources alimentaires, soit à partir de suppléments. 

Les premières années de vie : Période cruciale pour l’apport en DHA 

La concentration de DHA ralentit avec l’âge et atteint un seuil à l’âge adulte, c’est pourquoi les premières années constituent donc une fenêtre critique de l’apport en DHA pour le développement cérébral.

En Europe, l’inclusion de DHA dans les préparations pour nourrissons est obligatoire depuis 2020.

Pour répondre aux besoins de l’enfant, Il est donc important de veiller à ce que Les bébés non allaités reçoivent un apport en DHA au cours des premières années de leur vies, avec notamment l’inclusion du poisson lors de la phase de diversification alimentaire.

ARA : un acide gras oméga- 6 jouant un rôle clé dans la cognition, le développement musculaire et immunitaire.

L’ARA (acide arachidonique) est un acide gras oméga-6 polyinsaturé présent dans la viande, la volaille et les œufs. 

Il est toujours présent dans le lait maternel à des niveaux plus élevés que le DHA, indépendamment de l’apport maternel. Comme le DHA, l’ARA se dépose également dans le cerveau et joue un rôle dans la cognition, le développement musculaire et immunitaire.

La recherche scientifique suggère qu’un équilibre adéquat entre l’ARA et le DHA au cours des premières années de la vie est essentiel. Conformément aux proportions trouvées dans le lait maternel, le développement cognitif du bébé est meilleur lorsque l’ARA est présent en quantité égale ou supérieure au DHA.

L’organisme du bébé peut-il fabriquer du DHA et de l’ARA ?  

Oui, mais seulement en petites quantités. L’ARA et le DHA peuvent être synthétisés dans le corps humain à partir des acides linoléique et linolénique, que l’on trouve dans des sources végétales comme l’huile de lin, de soja et de colza. 

En outre, l’efficacité de la production de DHA et d’ARA dans le corps est déterminée par la génétique, de sorte que certaines populations sont moins efficaces pour les synthétiser que d’autres. Dans tous les cas, la production d’ARA et de DHA dans l’organisme peut ne pas être suffisante pour couvrir les besoins importants du bébé en pleine croissance. 

Que puis-je faire pour m’assurer que mon bébé reçoit la quantité de DHA et d’ARA dont il a besoin ?

Pendant la grossesse et l’allaitement, veillez à inclure dans votre alimentation des poissons gras, des fruits de mer, des œufs et de la volaille. 

Vous pouvez également parler à votre médecin de la supplémentation en DHA. 

Si votre bébé ne reçoit pas de lait maternel, assurez-vous que les préparations pour nourrissons que vous choisissez contiennent à la fois du DHA et de l’ARA, et une fois qu’il est prêt à se diversifier, intégrez des aliments comme les poissons gras, les œufs et la volaille dans son alimentation.