Quels sont les besoins nutritionnels des bébés et des enfants en bas âge ?

Une nutrition adéquate au cours des deux premières années de la vie est nécessaire pour une croissance optimale.

Une alimentation précoce et de bonnes pratiques peuvent aider les enfants à acquérir des habitudes et des modèles alimentaires sains.

Conformément aux recommandations de l’OMS, le lait maternel fournit toute l’énergie et les nutriments dont le nourrisson a besoin pendant les 6 premiers mois de sa vie. Après 6 mois, les enfants doivent commencer leur diversification alimentaire en intégrant des aliments complémentaires adéquats, tout en continuant à être nourris au sein jusqu’à 2 ans et au-delà, lorsque cela est possible.

Au cours de cette période, de 6 mois à 2 ans, votre enfant développera également les compétences nécessaires pour participer aux repas familiaux. Certaines capacités, telles que l’alimentation avec les doigts ou l’utilisation d’une cuillère, font partie des étapes du développement nutritionnel de votre enfant et de la transition du lait à une diversification alimentaire, comprenant des aliments solides.

Selon les recommandations pédiatriques, toutes les enfants doivent recevoir un supplément de vitamine D. Il s’agit d’un nutriment essentiel qui aide leur organisme à absorber le calcium, l’un des principaux éléments constitutifs de la solidité des os et des dents.

Autre information primordiale : les bébés naissent avec des réserves de fer suffisantes pendant les six premiers mois de leur vie. Après cette période, vous pouvez introduire votre bébé dans des aliments complémentaires riches en fer. Le fer aide les globules rouges à transporter l’oxygène dans le corps, favorisant ainsi la capacité d’apprentissage des enfants. Une quantité suffisante de fer dans l’organisme peut également contribuer à prévenir l’anémie.

Pendant la période d’alimentation complémentaire, le système immunitaire se développe et le système digestif des bébés est suffisamment développé pour introduire des aliments mous et solides. L’introduction d’aliments potentiellement allergènes en même temps que d’autres aliments complémentaires est également importante à ce stade, car elle permet de repérer toute réaction indésirable à certains aliments. Les aliments à forte densité nutritionnelle fournissent des vitamines, des minéraux et d’autres composants favorables à la santé et contiennent peu de sucres ajoutés, de graisses saturées et de sodium. Par exemple, les purées de légumes, de fruits, de pommes de terre, de produits laitiers et de viandes et volailles maigres doivent ensuite être introduites pour répondre aux besoins nutritionnels des bébés.

Il est également essentiel d’inclure des aliments riches en zinc, puisqu’il joue rôle essentiel dans les processus biologiques, notamment la croissance cellulaire. Une carence en zinc peut en effet entraîner des retards de croissance chez l’enfant et une moindre résistance aux infections.

De 12 mois à 3 ans, les tout-petits ont des besoins nutritionnels élevés pour soutenir un développement rapide. Il s’agit d’une période de développement émotionnel, intellectuel et social ; le langage et les capacités motrices augmentent considérablement au cours de cette étape. Par rapport à la première année de vie, la croissance physique ralentit, mais les besoins en minéraux et vitamines par kg de poids corporel restent élevés par rapport aux adultes.

De plus, vers 15 mois, les tout-petits commencent à manger des aliments en purée ou hachés et sont exposés à un large éventail de nouvelles textures. Au cours de cette période de transition, on observe souvent des comportements tels que la néophobie alimentaire oule rejet de la nourriture. Bien que dans la plupart des cas, ces comportements soient normaux et transitoires, ils exposent les jeunes enfants à des risques de carences nutritionnelles.

Défis alimentaires chez les tout-petits et les enfants

L’alimentation difficile : elle consiste à n’accepter qu’une gamme restreinte d’aliments et à rejeter aussi bien les aliments familiers que ceux qui ne le sont pas.

Plusieurs études menées chez de jeunes enfants en bonne santé dans des pays développés ont fait état d’un apport excessif en protéines et en sodium, ainsi que d’un apport insuffisant en vitamines D, E, A et en fibres. Les préparations pour jeunes enfants enrichies peuvent être stratégiques pour garantir la satisfaction des besoins nutritionnels.

La néophobie : désigne la tendance à rejeter les aliments non familiers et apparaît au cours de la deuxième année de vie. On pense qu’il s’agit d’une prédisposition innée qui a évolué pour protéger le tout-petit contre l’introduction d’éléments toxiques dans sa bouche.

Pour éviter les carences en nutriments dans cette situation, il est important d’obtenir des conseils nutritionnels de la part de votre pédiatre afin de garantir des apports appropriés en fer, vitamine D, vitamine E et fibres, et de veiller à ce que l’apport en protéines ne soit pas trop élevé.

Les micronutriments fondamentaux pour un développement sain :

Les micronutriments, souvent appelés vitamines et minéraux, sont essentiels à un développement sain et à la prévention des maladies.

À l’exception de la vitamine D, les micronutriments ne sont pas produits par l’organisme et doivent provenir de l’alimentation.

Zinc

Le zinc favorise les fonctions immunitaires et aide les nourrissons à résister aux maladies infectieuses, notamment la diarrhée.

Fer

Le fer est essentiel au développement moteur et cognitif. Les enfants et les femmes enceintes sont vulnérables aux conséquences d’une carence en fer.

Vitamine A

La vitamine A soutient les fonctions du système immunitaire. Des études ont démontré que les enfants présentant une carence en vitamine A sont plus exposés aux infections et aux diarrhées.

Vitamine D

La vitamine D favorise l’absorption du calcium et du phosphore dans l’intestin.

Elle favorise également le développement musculaire ainsi que la formation des os et des dents, et renforce le système immunitaire. 

L’acide folique

L’acide folique est une forme de vitamine B9. En période prénatale, lors de la grossesse, il est essentiel à la croissance du fœtus et au bon développement du cerveau et de la colonne vertébrale in utéro.


REFERENCES

The state of the world’s children 2019, children, food and nutrition. UNICEF; 2019.

World Health Organization. Guideline: vitamin A supplementation in infants and children 6-59 months of age; 2011external icon. Accessed June 18, 2021.

https://www.cdc.gov/nutrition/micronutrient

Friis H et al. The impact of zinc supplementation on growth and body composition: a randomized, controlled trial among rural Zimbabwean schoolchildren. European Journal of Clinical Nutrition.1997, 51:38-45.

Cooke, L., C. Higgins, and Ú. McCrann, Managing common feeding difficulties in toddlers and pre-school children. Paediatrics and Child Health, 2017. 27(8): p. 366-370.

Taylor, C.M., et al., Picky/fussy eating in children: Review of definitions, assessment, prevalence, and dietary intakes. Appetite, 2015. 95: p. 349-359.